Kimono traditionnel : 9 chefs-d’œuvre japonais incontournables

Le kimono est l’un des symboles culturels les plus reconnaissables du Japon. La riche palette de dessins et de motifs qu’ils présentent est le résultat d’un savoir-faire ancestral et d’une créativité originale. Le kimono est destiné à être apprécié au-delà de sa fonction en tant que forme d’art à part entière.

Nous avons sélectionné quelques-uns des kimonos les plus sublimes, les plus insolites et les plus ornés des collections de musées au Japon et dans le monde entier, mettant en valeur des motifs traditionnels et uniques, ainsi que les techniques durables et les idées novatrices utilisées pour réaliser ces œuvres d’art exquises.

Que vous soyez à la recherche d’inspiration design ou simplement pour en savoir plus sur le kimono, poursuivez votre lecture et découvrez 9 exemples de kimono japonais que vous pouvez trouver !

Où que vous soyez dans le monde, vous pouvez acheter des kimonos et yukata japonais authentiques sur de nombreuses boutiques en ligne. Si vous voulez en acheter un au Japon, jetez un coup d’œil à nos guides des meilleurs magasins à Tokyo et Kyoto.

1 – Mont Fuji

Le mont Fuji occupe le devant de la scène dans ce design de kimono saisissant, avec de magnifiques tourbillons abstraits de blanc représentant les nuages qui entourent le sommet cimenté de Fuji-san. Au fur et à mesure qu’ils se gonflent et s’enroulent, vous pouvez voir les dragons commencer à prendre forme parmi eux.

Ce kimono prend la forme d’un kosode, la forme de base de la robe japonaise. Convient aussi bien aux hommes qu’aux femmes, kosode signifie petite manche et fait référence à l’ouverture de la manche. Ce vêtement particulier du XIXe siècle se trouve au musée préfectoral de Nara. Avec ses couleurs douces, ses tons subtils de bleu glacé, de gris et de pêche et sa texture de soie, il n’est pas étonnant que ce soit l’un des trésors de la collection du musée.

Les motifs naturels apparaissent couramment dans les motifs de kimono, et il n’est pas surprenant que le Mont Fuji avec son symbolisme auspicieux soit l’un des motifs les plus populaires.

2 – Un art de la teinture

Dans cette pièce, un point culminant de la célèbre collection Kubota, Fuji insuffle une fois de plus du drame dans la scène : sur fond de ciel au coucher du soleil et encadré par une abondance de nuages rouges flamboyants et brûlants. Itchiku Kubota, longtemps considéré comme l’artiste textile japonais le plus important du 20ème siècle, est responsable de la redécouverte d’une ancienne technique de teinture japonaise.

Cette technique de Tsujigahana du 15ème siècle s’est appuyée sur la teinture de cravate, en utilisant des dessins et des empreintes de feuilles pour créer ses dessins. Grâce à cette méthode, chaque conception de kimono prend un an et demi à compléter. À la fin du XVIe siècle, ces compétences qui prenaient beaucoup de temps ont été progressivement abandonnées au profit de méthodes plus efficaces. Mais Kubota a reconnu le potentiel unique pour la création de son propre art, et a travaillé pendant plusieurs décennies pour faire revivre la technique perdue, maintenant communément appelée Itchiku Tsujigahana.

Pour créer de telles couleurs alléchantes, le motif est d’abord transféré d’un dessin préliminaire sur le tissu de crêpe de soie, qui est ensuite teint. C’est la partie particulièrement délicate, car chaque colorant coloré réagit différemment avec le tissu. Chaque ton doit être appliqué séparément, avant que le tissu ne soit étuvé et que les couleurs ne soient fixées.

Si vous êtes près du Mont Fuji, vous devriez visiter le Musée Itchiku Kubota. Outre l’incroyable kimono, l’entrée Gaudi-esque et le terrain luxuriant vous donnent l’impression d’être entré dans un autre monde.

3 – Kimono et costume

Ici, nous voyons un uchikake, ou kimono extérieur, au design exubérant, qui raconte l’histoire de la légende chinoise Shakkyo et des batailles de Coxinga du 17e siècle. Ces récits dramatiques et ces couleurs flamboyantes signifient qu’il est fort probable que ce kimono était un costume pour un spectacle de théâtre kabuki.

Nous pouvons voir les différentes façons dont les caractéristiques spécifiques ont été appliquées ; tandis que les figures et les fleurs sont teintes dans des couleurs vives, faites de soie crêpée, appliquées à la main et entourées de fil doré, les autres éléments, y compris les nuages, le pont et les feuilles sont brodés en fil doré. Le drame du design du kimono est renforcé par un rembourrage appliqué sur certaines zones pour créer une véritable toile tridimensionnelle.

Les propriétaires de kimonos ont souvent des histoires fascinantes à raconter sur leurs vêtements précieux. Sheila Cliffe a passé de nombreuses années à collectionner ces leçons de vie dans le placard à kimono. Jetez un coup d’œil pour en savoir plus !

4 – Kimono au design printanier

Un autre dessin de la main d’un Kubota, cette fois Yucho Kubota. Ici, nous voyons un design plus minimaliste de fleurs décoratives avec des tiges hautes et minces ornant le tissu jaune, capturant le changement des saisons, au fur et à mesure que les bourgeons de pavot commencent à s’épanouir.

Yucho Kubota a créé ici un kimono homongi très élégant. Ces types de kimono sont traditionnellement portés par les femmes mariées, et sont généralement un peu moins colorés que le furisode porté par les femmes non mariées. Néanmoins, elles sont loin d’être simples, comme vous pouvez le constater !

Ce style graphique est un marqueur d’une pièce plus moderne. Ce kimono utilise les techniques de teinture Kaga Yuzen, caractérisées par l’utilisation distinctive de couleurs et de motifs vifs.

Vous voulez en savoir plus sur cette technique ? Le Centre Kaga Yuzen à Kanazawa est un excellent point de départ !

5 – Saveur locale

Vous pouvez voir d’un coup d’oeil que ce magnifique kimono rouge a été créé pour porter chance ! Il a été utilisé pour une représentation locale de Kabuki dans la petite île d’Oronoshima, au sud de l’île. Un visage de dragon, des éventails tournoyants et une broderie or tourbillonnante décorent cette pièce richement ornée, très probablement portée par les jeunes femmes artistes.

La polyvalence du kimono en tant que toile signifie qu’il a longtemps été adapté aux conditions, aux tissus, aux styles et aux cultures locales, capable de porter une gamme illimitée de significations symboliques.

6 – Conte de Genji

Ce magnifique kimono, avec son ourlet de soie rouge et ses trois couches de blanc, violet et pêche, montre une magnifique scène aquatique du premier roman au monde, le Conte de Genji, qui attire le regard. C’est un autre exemple d’uchikake, ou robe extérieure, avec des manches longues et un ourlet rembourré. Sur le tiers supérieur du kimono, trois écussons de famille ornent chaque épaule et le dos.

Ce vêtement utilise également le style Kaga Yuzen pour combiner harmonieusement les couleurs, ainsi que l’utilisation très subtile de feuilles d’or. L’artiste a notamment utilisé une technique connue sous le nom de sunago, où une fine feuille d’or est broyée en poudre et soigneusement appliquée sur les parties souhaitées de l’œuvre d’art.

7 – Broderie Kimono

Datant des années 1860 environ, ce kimono orné d’or et de vert mousse, avec sa ménagerie de grues peintes et teintes à la main, se déplaçant parmi les pins rampants et les pruniers en fleurs, marque le point de rencontre entre la peinture et les arts textiles.

Aujourd’hui en résidence au V&A Museum de Londres, l’œuvre sert d’œuvre d’art à part entière, le tissu fonctionnant presque comme une toile ou un rouleau délicat. En plus de l’application manuelle de la peinture, des parties spécifiques de la pièce ont été brodées pour mettre en valeur certains éléments : les crêtes des oiseaux et les fragments des branches de pin.

8 – Une perle parmi les kimonos

Les kimonos peuvent être des articles de luxe coûteux, mais ce bijou de Tamiya Raden va encore plus loin : des coquillages scintillants sont en fait tissés dans le fil du tissu soyeux ! Les couleurs qui peuvent être produites de cette façon une incomparablement plus riche qui peut être réalisée avec même du fil d’or.

9 – Sainte robe

Poivré de plus de 20 écussons, ce kimono en satin de soie date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les écussons sont brodés sur le tissu, certains d’entre eux comprenant également un magnifique motif de feuilles d’or. Chaque cimier a une signification différente : beaucoup sont remplis de symboles religieux comme la croix gammée inversée, aussi connue sous le nom de manji, et les roues bouddhiques circulaires. D’autres sont plus décoratifs par nature, significatifs par leurs fonds colorés.

Ces kimonos sont des costumes de théâtre Nô connus sous le nom de Nuihaku. Elles sont souvent portées refusées à la taille, leurs traits colorés et accrocheurs sont spécifiquement liés à leur fonction. Ils sont généralement portés par les acteurs masculins jouant des personnages féminins.

Faites-nous savoir ce que vous pensez de ces magnifiques motifs et motifs de kimono dans les commentaires ci-dessous !

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