5 styles de jardin japonais authentique à connaître

Les jardins japonais sont réputés pour leur beauté transcendante. Le jardin zen classique, par exemple, est loué pour sa pureté et sa spiritualité méditative. Sa qualité transformatrice n’est en aucun cas accidentelle ; les jardins japonais sont méticuleusement conçus et soigneusement travaillés jusqu’à la moindre de leurs composantes. Leurs styles distincts sont en fait extrêmement variés et révèlent un lien profond avec l’histoire et la culture du Japon.

Anika Ogusu est une jardinière passionnée avec un intérêt particulier pour les jardins japonais. Elle est également la fondatrice de Real Japanese Gardens, qui est la source en ligne la plus complète pour tout ce qui concerne les jardins japonais et zen. Cela vaut vraiment la peine de prendre le temps d’y jeter un coup d’œil !

Voici le bas vers le bas sur 5 des types les plus importants de conception japonaise traditionnelle de jardin et les éléments que vous trouverez dans chacun. Un peu d’histoire sur ces styles vous aidera à mieux comprendre la prochaine fois que vous visiterez un jardin japonais !

1 – Jardin paysager sec

Le jardin sec (枯山水 Karesansui) est le type de jardin japonais le plus connu et souvent appelé jardin zen. Alors que les moines les utilisent lorsqu’ils pratiquent le zen, la méditation se déroule le plus souvent en groupes dans de grandes salles, souvent sans fenêtre.

Les jardins paysagers secs manquent d’un élément qui relie tous les autres styles de jardins japonais : l’eau. L’eau est remplacée par du gravier, donnant l’impression d’un océan ou d’une rivière à sec. Tandis que les gens ont tendance à se concentrer sur le cadre en pierre d’un jardin paysager sec, l’habileté de la personne qui crée un tel jardin est plus exactement reflétée par l’espace vide entre les groupes de pierres. On l’appelle yohaku no bi, à savoir la beauté de l’espace vide.

Les jardins paysagers secs sont réputés pour n’utiliser que du gravier et des rochers, bien que ce ne soit pas tout à fait vrai. Dans de nombreux jardins secs, les plantes jouent un rôle important.

Les premiers jardins à paysage sec et pur ont été construits pendant la période politiquement très turbulente des Muromachi (1336 – 1573). Depuis ce temps, quelques modèles et styles populaires se sont développés pour la mise en page des pierres, connus sous le nom d’Ishigumi (石組み).

Sanzon-ishigumi, la triade de pierre, est peut-être le cadre de pierre le plus populaire dans la conception japonaise de jardin, représentant une pierre de divinité au milieu avec deux supports sur l’un ou l’autre. Cet arrangement est généralement utilisé dans un contexte religieux.

L’arrangement Shichi-go-san (7-5-3) est un autre arrangement de pierres célèbre. Un bon exemple est le jardin paysager sec de Ryoan-ji à Kyoto.

Les arrangements en pierre de Yodomari sont créés en plaçant des pierres en ligne dans un étang en face d’une île. Les pierres représentent des navires qui y mouillent et attendent des trésors qui peuvent être rassemblés sur l’île. Vous n’avez pas besoin d’être au Japon pour visiter de magnifiques jardins traditionnels japonais.

2 – Le jardin studieux

Ce type de jardin est l’un des plus anciens du Japon, et il est encore courant aujourd’hui. Contrairement à la plupart des autres types, le jardin d’étude (書院造庭園 Shoinzukuri Teien) n’est pas conçu pour que les visiteurs puissent s’y promener, mais plutôt pour qu’ils puissent en profiter comme d’un tableau. L’aménagement le plus courant d’un jardin d’étude commence par un étang le plus proche du visiteur, le jardin offrant une vue sur une pente qui s’étend au-delà. Les ponts sont souvent placés d’un côté de l’étang, tandis que les pierres et les petits arbustes sont disposés à divers endroits sur la pente du jardin. Certains des ouvrages en pierre que vous pouvez voir comprennent des lanternes, des pagodes et des statues.

Les lanternes de style Kasuga (灯籠 Toro) sont les plus courantes et se retrouvent dans presque tous les jardins japonais traditionnels. La chambre de combustion est hexagonale avec deux ouvertures et des sculptures de cerfs. Ces lanternes reposent sur un seul pilier solide.

Les lanternes d’observation de la neige reposent sur trois ou quatre pieds près d’un étang. Le grand parapluie est parfait pour attraper la neige qui tombe et le présenter comme un chapeau blanc doux à l’œil attentif.

La lanterne Rankei est un style de lanterne célèbre, mais peu utilisé dans la conception japonaise des jardins. La chambre de combustion est placée sur un pilier en porte-à-faux et placée au-dessus d’un étang ou d’un ruisseau.

Les pagodes (石塔 Sekito) sont devenues un élément de design plus populaire de la période Edo. Ils sont normalement placés sur une colline, à moitié couverte d’arbustes et debout sous les arbres, pour recréer le sens des pagodes construites dans les montagnes de Kyoto.

En occident, les statues de Bouddha sont parfois utilisées comme décoration. Au Japon cependant, les statues de Bouddha en pierre (石仏 Sekibutsu) ne seraient utilisées que dans les jardins reliés à un musée ou à un temple. Parfois, des divinités bouddhistes sont exposées sur des plaques de pierre dans un coin caché d’un jardin flânant.

3 – Promenade dans le jardin

La plupart des jardins dédiés à la balade (回遊式庭園 Kayushiki Teien) ont été construits pendant la période Edo (1603 – 1868) par les daimyo (seigneurs féodaux) et sont donc parfois connus comme jardins daimyo.

Les jardins de l’époque d’Edo reflétaient le calme de la campagne : rives très douces, pierres peu dramatiques et collines aux courbes douces. Ces types de jardins japonais recréent souvent des scènes de l’histoire et des mythes, à la fois du Japon et de la Chine. La conception de ces jardins daimyo reflétait la richesse et les prouesses intellectuelles du propriétaire du jardin.

Comme ces jardins étaient presque toujours disposés autour d’un étang central, ou d’un lac pour les plus aisés, les ponts étaient un élément essentiel de la conception.

Les ponts courbés étaient couramment utilisés dans les jardins des palais de la période Heian il y a environ mille ans, où les fêtes en bateau se tenaient sur les étangs. Les ponts devaient être courbés pour que les bateaux puissent passer en dessous. Aujourd’hui, ces courbes ne sont plus nécessaires, mais survivent comme un motif décoratif populaire.

Les ponts en pierre se présentent sous différentes formes : légèrement courbés, comme un bloc entier ou comme deux blocs parallèles l’un à l’autre avec seulement un petit chevauchement au milieu. Les ponts en pierre sont faits de roche taillée et sont utilisés pour franchir des distances plus courtes.

Malgré certaines rumeurs, les ponts en zigzag ne sont pas construits pour empêcher les démons de traverser. En fait, les ponts en zigzag trouvent leur origine dans une compilation de poèmes sur un homme traversant les huit branches d’une rivière parsemée d’iris. Pour cette raison, les ponts en zigzag sont couramment utilisés dans les jardins où poussent de nombreux iris. Des ponts en zigzag plus grands permettent également au visiteur de voir le jardin sous différents angles.

4 – Le Tea Garden

Les jardins de thé japonais (茶庭 Chaniwa ou 露地 Roji) sont toujours reliés à un salon de thé ou une maison de thé et font partie intégrante de la cérémonie du thé.

Le jardin est un instrument important pour la préparation mentale des hôtes. En marchant de l’entrée du jardin vers le salon de thé, les invités se purifient à travers divers rituels afin d’atteindre le bon état d’esprit pour la cérémonie à venir.

Un jardin de thé typique a une ou plusieurs portes, des abris d’attente, des toilettes, des tremplins, un bassin d’eau (tsukubai), un trou à déchets et surtout des plantes à feuilles persistantes et non fleuries.

La conception japonaise des jardins repose sur une variété d’arbres et d’arbustes différents, mais une caractéristique particulière est l’utilisation extensive de la mousse.

Les arbres les plus communs sont le pin noir, le pin rouge et l’érable du Japon. D’autres arbustes à feuillage persistant, que l’on trouve dans presque tous les jardins japonais, sont le Camélia, le Podocarpus macrophyllus, le pieris japonais, le Mahonia japonica et le Satsuki-Azalea.

Plusieurs variétés de mousses sont cultivées, dont la plus courante est la sucrerie, une variété Polytrichum. Récemment, Racomitrium canescens devient de plus en plus populaire.

5 – Jardin de cour

Les jardins à l’intérieur des murs d’une résidence ou dans un petit espace clos à côté d’eux, sont connus sous le nom de jardins de cour ou Tsuboniwa (坪庭).

Ce type de jardin japonais est apparu pour la première fois à l’ère Heian (794-1192). À cette époque, on donnait souvent aux femmes un nom qui faisait référence à une plante spécifique qui poussait dans la tsuboniwa à côté de son quartier.

Au fur et à mesure que les maisons devenaient plus grandes, les jardins des cours intérieures jouaient également un rôle de régulation de la température et de la circulation de l’air dans la maison pendant les longs étés chauds. Différents jeux d’eau ont été particulièrement efficaces pour cela, et sont utilisés dans de nombreux types de jardins japonais.

Un tsukubai est un lavabo composé de plusieurs éléments qui est couramment utilisé dans les jardins de thé japonais. Il y a un bassin au milieu avec deux pierres de chaque côté. Un sentier en escalier mène habituellement vers une grande pierre plate devant le bassin sur laquelle on peut se tenir. L’eau s’écoule dans le bassin par un tube en bambou, et une lanterne à l’arrière du bassin aide à guider l’hôte vers ce dernier.

Le Suikinkutsu est un élément populaire, presque musical, d’un jardin. Un pot est enterré à l’envers dans le sol et recouvert de pavés. Lorsque l’eau s’écoule par un trou dans le fond du bocal et frappe l’eau stagnante à son sommet, elle émet un son qui ressemble à celui d’une harpe.

Le shishiodoshi est parfois connu à l’étranger sous le nom de cerf-scarer. Un tuyau en bambou est équilibré comme une balançoire sous une source d’eau courante. Une extrémité du tuyau en bambou est ouverte et l’autre est fermée. Lorsque l’extrémité ouverte se remplit d’eau, le poids supplémentaire la fait s’effondrer. Il forme une fissure douce très agréable lorsqu’il se replie en place.

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